jeudi 10 janvier 2008

Géopolitique de la Méditerranée, cours IV, intervention de Pacal Lepesqueux sur la géopolitique de la francophonie

Eléments de bibliographie commentée sur la francophonie méditerranéenne et ses enjeux :

Afin de prolonger le débat sur les enjeux de la francophonie en Méditerranée et nourrir votre réflexion linguistique en général ou sociolinguistique en particulier ( si, si vous en avez une, même si vous ne la nommez pas comme telle), je vous propose une sélection variée d’articles et d’ouvrages permettant à la fois une première approche ou une étude plus poussée des phénomènes sus-décrits :

Enjeux méditerranéens :

Pour commencer, vous pouvez lire :

L’Union méditerranéenne fait son chemin, Al-Ahram, Numéro 687, semaine du 7 au 13 novembre 2007.

Dans cette interview récente accordée au journal francophone Egyptien Al-Ahram, Jean-Marie Rockel, Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, évoque la nouvelle politique de coopération méditerranéenne de la France et sa vision pour y promouvoir la Francophonie.

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2007/11/7/invi0.htm

Ensuite, pour plus d’approfondissements :

Raïd , Zaraket, Identité méditerranéenne et Francophone : l’Histoire d’une altérité et d’un partage, Ethiopiques, n° 74 ,1er semestre 2005.

Dans cet article, l’auteur évoque les rapports parfois conflictuels entre les différents acteurs culturels francophones dans la construction d’une identité méditerranéenne commune.

http://www.refer.sn/ethiopiques/imprimer-article.php3?id_article=266#nb1

Ou encore :

Kraemer, Gilles, La presse francophone en Méditerranée, Maisonneuve et Larose-Servedit , 2001

Gilles Kraemer, Journaliste, docteur en sciences de l’information, s'interroge, lui, sur le rôle joué par une soixantaine de quotidiens et d’hebdomadaires francophones d’Afrique du Nord, d’Égypte et du Liban dans la préservation ou la promotion de ce quón nomme désormais l’arabofrancophonie.

http://www.ulaval.ca/afi/colloques/colloque2001/actes/textes/kraemer.htm

L’université de Rouen publie une revue en ligne consacrée à la sociolinguistique, intitulée Glottopol : http://www.univ-rouen.fr/dyalang/glottopol/

Abordant tous les aspects liant langage et société, le premier numéro était consacré aux problèmes d’aménagement linguistique et au rapport entre langue et construction dune identité nationale, notamment au Maghreb.

Quelle politique linguistique pour quel Etat-nation ?, Glottopol, n. 1, janvier 2003, http://www.univ-rouen.fr/dyalang/glottopol/numero_1.html

Je vous recommande plus particulièrement les articles suivants :

Grandguillaume, Gilbert, Arabofrancophonie et politiques linguistiques, Glottopol, 1, janvier 2003, p. 70-75

Haddadou, Mohand-Akli, L'Etat algérien face à la revendication berbère : de la répression aux concessions, Glottopol, 1, janvier 2003, p. 131-138

Et, pour connaître les fondements idéologiques qui soutiennent les politiques d’arabisation que subit le Maghreb depuis les années 1960 on pourra lire l’article de M. Laroussi, Foued, Glottopolitique, idéologies linguistiques et Etat-nation au Maghreb, Glottopol, 1, janvier 2001, p. 140-150

Sur des concepts plus généraux :

L’Université de Laval (Québec) entretient un site Internet consacré aux langues du monde et aux politiques et situations linguistiques

(http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/index.shtml.) Les pages intitulées Qu'est-ce que la Francophonie ? abordent clairement l’évolution passée et présente du concept même de Francophonie : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/francophonie.htm

Hagége, Claude, Halte a la mort des langues, Paris, Odile Jacob, 2002.

Professeur au College de France Claude Hagége, dans cet ouvrage de 2002 lance un cri d’alarme en faveur de la diversité linguistique :

"Sait-on qu'en moyenne, il meurt environ 25 langues chaque année ?
Il existe aujourd'hui dans le monde 5 000 langues vivantes. Dans cent ans, si rien ne change, la moitié de ces langues seront mortes. À la fin du XXIe siècle, il devrait donc en rester 2 500 environ, et sans doute beaucoup moins encore si l'on tient compte d'une accélération, fort possible, du rythme de disparition. Certes, comme les civilisations, les langues sont mortelles, et le gouffre de l'histoire est assez grand pour toutes. Pourtant, la mort des langues a quelque chose de tout à fait insolite, et d'exaltant quand nous nous en avisons : les langues sont capables de résurrection ! Mais la vigilance s'impose, faute de quoi toutes sont menacées, y compris le français. "


Comme introduction aux concepts linguistiques, on consultera avec intérêt le site personnel de ce même Claude Hagége : http://claude.hagege.free.fr/

Calvet, Louis-Jean, La guerre des langues et les politiques linguistiques, Paris, Hachette Littératures, 2005.

Autre linguiste Français célèbre, Louis-Jean Calvet consacre également un de ses derniers ouvrages à une réflexion sur l’avenir des langues :

« Le plurilinguisme est inconsciemment perçu dans nos sociétés à travers le mythe de Babel et vécu comme un mal, comme une punition divine. en multipliant les langues, Dieu aurait non seulement mis fin à l'entreprise de la fameuse tour, mais surtout mis un obstacle de taille à la communication entre les différents peuples.
Ce défi de Babel est pourtant relevé quotidiennement dans la pratique des hommes, malgré les planificateurs qui tentent d'instaurer le monolinguisme dans les frontières des Etats. Cette planification linguistique, forme concrète de ce qu'on appelle plus largement la politique linguistique, n'est jamais que la vision moderne d'une vielle tentation. Si la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens, la politique linguistique est, à l'inverse, une forme civile de la guerre des langues. Louis-Jean Calvet appelle à une réflexion enrichissante sur l'avenir de nos langues, sur les moyens de les défendre dans le respect de celles des autres.»


Enfin :

Laroussi, Foued, la problématique du plurilinguisme et du pluriculturalisme, Colloque sur le bilinguisme et l’interculturalité, 20 mars 2006, Mayotte.
M. Foued LAROUSSI, déjà cité, a récemment participé à un colloque sur le bilinguisme et l’interculturalité. Il y traitait notamment des problèmes de définition, au sens propre comme au sens figuré, liés au bilinguisme.

On trouvera trace de son intervention là l’adresse suivante : http://www.ac-mayotte.fr/spip.php?article218

Bonne lecture !
Pascal Lepesqueux

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